 Le covoiturage, un moyen de lutter contre la congestion automobile et ses nuisances (PHOTO D.R) Pouvoir d’achat. Le co-voiturage se développe davantage pour des raisons économiques que pour protéger l’environnement.
Le covoiturage, c’est un peu l’auto-stop sur le web. La pratique s’installe en France, dans les années 90 bien qu’elle ait pris naissance dans les années 70, au moment des premiers chocs pétroliers. Et aujourd’hui encore, ce sont d’abord des raisons économiques qui incitent à partager sa voiture. « L’environnement est rarement le premier motif pour s’inscrire », assure Isabelle, utilisatrice régulière.
Le prix à la pompe qui grimpe et qui ne redescend pas, les bouchons qui s’allongent, les difficultés à stationner en ville, voilà les raisons qui poussent à s’essayer au covoiturage. L’Internet, en rapprochant le conducteur et le passager, a participé au développement de ce moyen alternatif à la voiture solo.
Moins de voitures sur les routes
En tant que moyen de lutter contre la congestion automobile et ses nuisances, il est cité en exemple au Grenelle de l’environnement et dans certains textes de loi. Un cadre législatif incitatif se développe. Seulement, ça ne représente pas grand chose en terme d’actions. Pour l’instant, la réponse de l’Etat se résume à « si vous pouvez, faites-le ». On trouve des actions plus concrètes du côté de certains collectivités locales, qui incluent souvent le covoiturage dans leur Agenda 21. Et dans le privé, nombreux sont les Plans de déplacements d’entreprise (PDE) qui comprennent ce système.
Internet a joué un rôle de catalyseur pour le développement de ce mode de déplacement, mais paradoxalement il constitue également un frein. Avec une pléthore de sites proposés par des particuliers, des associations ou des opérateurs payants, les conducteurs et passagers doivent faire le bon choix pour être sûrs d’arriver à destination dans les temps.
M.G.
1639 inscrits sur France Bleu Vaucluse
On réserve trop rapidement le covoiturage aux étudiants sans un sou. Les clichés ont la vie dure. Pourtant, le temps de la petite annonce papier accrochée prés de la machine à café est bel et bien révolu, Internet est passé par là et a changé la donne. Depuis trois environ, France Bleu Vaucluse a ouvert son portail internet au covoiturage, la station enregistre aujourd’hui 1639 inscrits pour des trajets dans et hors le département.
L’organisation d’un trajet entre plusieurs personnes qui se rendent dans la même direction revient à quelques clics, mais à condition de s’enregistrer. Dans sa rubrique « A votre service », France Bleu a mis en place en partenariat avec le site 123envoiture.com, un dispositif de covoiturage. « Principalement, les trajets ont un rapport avec le Vaucluse, qu’ils soient occasionnels ou réguliers », assure la direction des programmes. En effet, 1639 trajets sont au départ ou en arrivée dans le département. Autre particularité, entre Carpentras et Avignon par exemple, une quinzaine de personnes est intéressée par des trajets quotidiens ou plusieurs fois par semaine.
Les raisons
Selon France Bleu Vaucluse, le covoiturage sur le net a aussi des répercussions sur l’antenne. « Dans deux chroniques, les bonnes affaires ou petites annonces et sur le répondeur, pour les auditeurs qui préfèrent passer en direct. »
Les raisons pour la station de service public tiennent essentiellement en quelques chiffres : « avec 50 kilomètres par jour, c’est au minimum 800 euros de carburant par an, soit une semaine aux Antilles. Pour un Paris-Lyon en train, il faut compter environ 73 euros alors qu’en voiture, c’est environ 60 euros (carburant et péages) à partager ». Le calcul serait donc vite fait.
« Le covoiturage peut devenir à terme un moyen alternatif répandu », assure France Bleu. Il faut cependant prendre des précautions sur le plan de l’assurance pour les automobilistes et accepter de partager les frais de route.
M.G.
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