 Photo DR Natation. La signature de Manaudou hier au Cercle des Nageurs a suscité de nombreuses convoitises avec un véritable parterre de journalistes.
L’effervescence. TF1, M6, Canal Plus, France Télévision, d’inombrables radios et une mulititude de photographes ont acceuilli Laure Manaudou hier matin au Cercle des Nageurs. « Il y longtemps que je n’avais pas vu autant de monde, je me demande même si ça n’est jamais arrivé ». Le président du club marseillais, Paul Leccia, a entamé la présentation de sa nouvelle recrue par une touche d’humour, non sans rappeler à cette foule, parfois à la limite de la correction, les « valeurs d’ordre et de respect des individus » qui animent son institution.
Oui, Paul Leccia a hier longuement insisté sur le calme et la sérennité qui doivent régner autour d’une nageuse dont la notoriété a bien souvent dépassé le cadre des bassins. « Le tapis rouge et la convivialité pour les journalistes sera toujours de rigueur ici, mais désormais il faudra franchir la porte ». Les paparazzis sont avertis !
Puis Laure Manaudou a pris le micro, et après un retour sur son échec olympique, la nageuse a évoqué ses motivations, ses ambitions, mais aussi pris le temps de recadrer les mauvaises langues. « Dans le film avec Richard Berry je dois prononcer au maximum deux phrases, cela m’a pris trente minutes de tournage, donc il me reste du temps pour nager ».
Car il semble bien que la nageuse ait encore une réelle ambition sportive. Une envie qui s’inscrit dans le projet du Cercle des Nageurs nommé « Team Marseille 2012 by CNM » censé faire de Marseille une place forte en vue des Jeux Olympiques de Londres.
Outre son aura médiatique, c’est sûrement cette détermination à revenir au premier plan qui a achevé de convaincre les partenaires financiers du Cercle des Nageurs. Et à 350 000 euros la licence, il en fallait, des partenaires. « Ce ne sont ni les les adhésions au club, ni les collectivités locales qui payent la venue de Laure » assurait hier Paul Leccia. Le président du CNM évoquait plutôt de « l’argent constitué par les sociétés privées qui se sont réactivées en voyant Laure ».
Finalement, Paul Leccia avait hier tout résumé de cette phrase : « Laure est un accélérateur, ce qu’elle génère est inimaginable ». S’amusant autour d’une question liée au panneau publicitaire devant lequel se tenait la conférence de presse, Paul Leccia ajoutait même : «Pour une fois que vous êtes là, on en profite».
Car excepté l’OM, jamais la signature d’un sportif à Marseille n’avait sûrement produit un tel engouement médiatique.
Laurent Seguin
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