 C’est dans le local de chaufferie au 4e étage de la faculté que des fissures alarmantes ont été relevées avant l’évacuation (Photo DR) Université Paul-Cézanne. Le président Marc Pena a rendu public le rapport concernant l’aile droite du bâtiment évacué vendredi dernier. Les étudiants déménagent dans l’urgence à Saint-Jérôme.
« La stabilité mécanique du plancher est en cause et il y a lieu de prendre de toute urgence des mesures conservatoires pour assurer la sécurité des personnes dans la zone concernée », a révélé vendredi matin le rapport d’expertise diligenté par Marc Pena, le président de l’Université de droit et d’économie Paul-Cézanne. Peu de temps après, Marc Pena décide de prendre une mesure conservatoire pour assurer la sécurité des étudiants en les évacuant de l’aile droite du 114 La Canebière. C’est au mois d’octobre, à la suite de fissures « extrêmement alarmantes » constatées au niveau d’un plancher en étage, que le président a demandé une expertise auprès d’un bureau d’études spécialisé en structures béton armé.
En 2003 déjà, « des fissures mineures, de cloison légère » avaient été trouvées mais sans commune mesure avec « le caractère spectaculaire des fissures transversales présentes sur un mur porteur », précise le président. C’est dans le local de chaufferie au 4e étage de la faculté, juste au-dessus de l’amphithéâtre Emerigon, que la « dégradation brutale » des fissures a été relevée en même temps que « l’affaissement des poutres supportant un poids trop important », celui de constructions relatives au traitement de l’air. Les six poutres de béton armé « menacent de rompre à tout moment » mais le bâtiment appartient à l’Etat et il faudra attendre les résultats de la vague des expertises et contre-expertises mandatées par le rectorat pour connaître l’ampleur des travaux envisagés sur le site.
Marc Pena se charge quant à lui de la relocalisation des élèves, privés de leurs amphithéâtres et salles de cours. Plus d’un millier d’élèves de la faculté de droit et d’économie de la Canebière sont concernés par une délocalisation au sein du campus Saint-Jérôme d’ici à mercredi prochain. Le transfert « encadré et organisé » touche « seuls les étudiants de 1ère et 2e années », souligne Marc Pena en précisant que « toutes les mesures pédagogiques et administratives » seront prises pour optimiser la reprise des cours et le bon déroulement des examens semestriels.
Reste à régler la question du transport pour permettre aux étudiants de se rendre à Saint-Jérôme. Devant l’université de droit et d’économie, des étudiants affiliés à l’Unef (Union nationale des étudiants de France) demandent en conséquence du transfert la gratuité des transports.
Du côté de la présidence, la question du transport est en pourparlers mais il ne s’agit pas de gratuité. Il s’agit de solliciter la RTM pour « l’augmentation de la fréquence de la ligne 3 jusqu’à Saint-Jérôme ».
EMMANUELLE BARRET
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