 L’Espace Éthique méditerranéen abordera les thèmes de l’anonymat des dons d’engendrement et de la gestation pour autrui. LA MARSEILLAISE Bioéthique. Un débat avec en perspective la révision de la loi. Des naissances médicalement assistées.
La révision des lois de bioéthique – des textes rédigés par le Pr Jean-François Mattei, personnalité médicale et politique de Marseille – est au programme en 2009.
L’Espace Éthique méditerranéen ouvrira le débat, vendredi 14 novembre, en proposant une conférence sur « l’anonymat des dons d’engendrement et la gestation pour autrui », avec l’intervention non seulement des médecins de la reproduction, des philosophes et juristes, selon le prisme prescrit par le Pr Mattei.
Jusqu’à ce jour en France l’expérimentation sur l’embryon comme la gestation pour autrui – ce que d’aucuns appellent plus crûment la location d’utérus – ne sont pas autorisés par la loi française. A quelques mois du débat, les partisans de certains assouplissements existent. « En ce qui concerne notamment les dons à la Gestation pour autrui (GPA), des associations de défense de patients sont en avant, que ce soit des femmes qui pour des raisons congénitales ou secondaires aux traitements en cancérologie, comme l’hystérectomie, où encore les conséquences délétères à une exposition à rayons ionisants », précise le Dr Agnès Noizet, médecin de la reproduction à l’hôpital de la Conception.
Cependant, la conférence à l’Espace Éthique débutera par une autre interrogation qui soulève, elle aussi, des réactions diverses : « Anonymat des dons d’engendrement ». Ainsi en suivant la même tendance que pour l’adoption, là aussi sous la pression de la société civile, « on étudie la possibilité de rendre accessible des informations concernant les dons de gamètes ou d’ovules », poursuit-elle. Avec la première réactualisation de la loi bioéthique de 2004, a posteriori, les milieux de la recherche en matière d’embryons ont pour une certaine part recouvert une liberté contrôlée. « Des chercheurs se plaignaient que le manque de liberté de la loi française les désavantageait devant la concurrence internationale des laboratoires », note-t-elle.
La discussion, vendredi, à l’Espace Éthique méditerranéen, au sous-sol de La Timone propose donc un programme chargé dès 8h45 avec Jean-Marie Grillo, chef du service spermiologie, Michèle Marzano, philosophe, chercheur au CNRS, Arthur Kermalvezen, philosophe, chercheur au CNRS, Pierre Jouannet, biologiste de la reproduction, Jocelyne Rouzier, psychologue, Pierre Le Coz, philosophe. Pour la seconde partie, on trouvera comme orateurs la psychanalyste, Geneviève Delasi, Blandine Courbière, médecin de la reproduction, Sophie Carez, psychologue, Monique Canto-Sperber, philosophe, directrice de l’Ecole Normale supérieure.
ANTONIO MOREIRA
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