 Les jeunes marseillais (à gauche) n’ont pas encore connu la victoire en DN1. Mais cela ne saurait tarder.(Photo JLC) Rugby à XIII. Marseille XIII Avenir, le bien nommé, est entièrement tourné vers le futur et, donc, vers les jeunes. Entretien avec le président Stéphane Puggioni.
C’est toujours la même histoire. Une belle histoire en l’occurrence, mais qui semble se répéter inlassablement. Non pas comme un disque rayé, mais plutôt comme un bouchon de liège qu’on enfoncerait sous l’eau et qui, forcément, remonterait à la surface chaque fois. L’histoire du XIII marseillais est un éternel recommencement, tout du moins l’histoire récente. Autour de deux mots rassembleurs parce que regorgeant d’histoire(s) : Marseille et XIII. Sur les cendres de Marseille XIII Rugby League, Marseille XIII Avenir a donc repris le flambeau d’un sport autrefois majeur dans la Cité Phocéenne, où sa trace est encore forte.
C’est même un peu le problème. Lorsque Stéphane Puggioni, le président de cette nouvelle entité, va frapper à la porte des institutions, on lui parle souvent des glorieux aînés, mais lorsqu’il s’agit de subventions, ces élus deviennent moins prolixes. « L’an passé, ma première subvention municipale était de 300 euros ! Cette année, le club a 5000 euros de la Mairie et 6000 du Conseil Général. C’est mieux, mais pour nos 250 licenciés, ce n’est pas assez. A la Mairie, j’ai même entendu dire qu’aider le rugby à XIII reviendrait à subventionner du basket à 3. On dirait que le XIII fait peur. » Ah l’ignorance ! « Pourtant, quand je lis les critères d’obtention des subventions », analyse le président. « Je crois pouvoir dire qu’on est en plein dans les objectifs recherchés… » Là, quelques explications s’imposent.
Créé en 2004, Marseille XIII Avenir était au départ une association visant à faire le lien entre les parents des joueurs et les équipes. Et puis, avec la déconfiture de « M XIII RL », la structure a commencé à reprendre le flambeau de l’école de rugby, en travaillant avec Point Sud. L’an dernier, le club a présenté des Juniors évoluant en Elite et d’autres équipes de jeunes évoluant à haut-niveau. Cerise sur ce gâteau, une équipe féminine championne de France de rugby à IX. Et cette année, une équipe seniors est apparue. Pas forcément sous un bon œil, la précédente équipe de Rugby League a laissé quelques casseroles derrière elle. Mais la démarche est la suite logique du travail de Stéphane Puggioni et des siens. « Aujourd’hui, en seniors, il y a des joueurs qu’on a formés quand ils étaient enfants, encadrés par quelques joueurs qui étaient en League et qui adhérent à notre projet. C’est une vraie fierté, mais le but de cette équipe seniors, c’est d’aider l’école de rugby et pas le contraire… »
Le discours est atypique, mais le club aussi. Il faut l’être pour exister aujourd’hui dans la Cité Phocéenne. « On n’est pas dans une logique de résultat », analyse le président. « Par contre, il faut que tous les joueurs, petits et grands, soient irréprochables sur le terrain et en-dehors. On a deux stades d’entraînemnt, à Vallier et à Camélio. Des enfants d’origines différentes se côtoient, mais on n’est pas un club de quartier. On est marseillais, les enfants se mélangent et tout le monde en tire profit. Ca créé des liens et par la solidarité, tout le monde avance. Mais notre véritable problème, c’est qu’on n’a rien. Pas de siège social où on pourrait se retrouver, pas de terrain attitré… »
Dimanche, l’équipe seniors a perdu son deuxième match de championnat sur terrain d’Apt, sur le score de 36 à 11. Beauoup de jeunes dans cette équipe entraînée par Pascal Ouali. Mais les Juniors phocéens ont cartonné face au même adversaire sur le score de 48 à 10.
A l’aube d’une Coupe du Monde que le XIII français disputera en Australie (du 25 octobre au 22 novembre), le rugby à XIII français souffre. A Marseille, avec un peu de considération, il pourrait être en bonne santé. Devenir exemplaire, même.
« Si on sait travailler, Marseille est une mine d’or », sourit Stéphane Puggioni. S’il peut travailler, Marseille XIII a de l’avenir.
Jean-Luc CHOVELON
Blog du club : http ://marseillexiiiavenir.blog.fr
Site de l’équipe fanion : www.marseille13avenir.fr
Radio Mayol... par Jean-Luc Chovelon
Blessures européennes
La même question revient chaque année à même époque. A quoi sert le Challenge Européen ? En général, on se pose la question quant on n’a plus ou que peu de chances de se qualifier pour la phase finale. Ce qui est le cas de Toulon, bien sûr, mais aussi de Dax etde Mont-de-Marsan, voire de Bayonne et de Montpellier. Le fond du problème n’est pas tant de savoir à quoi il sert, mais plutôt que les clubs y poursuivent des objectifs bien différents. Entre ceux qui y voient là une excellente occasion de jouer quelques matchs dans l’esprit amical, et d’autres qui jouent la compétition pour la gagner. En schématisant, entre les Français et les Anglais, il y a forcément des « incompatibilités d’humeur ». N’empêche, la compétition bis européenne peut aussi révéler un avant goût de H Cup et permettre aux joueurs de se confronter à une autre culture. Et surtout, le Challenge Européen permet aux clubs français de toucher, cette saison, 233 500 euros. Sans compter les forfaits de déplacements (6000 euros pour un match joué en France et 30 000 à l’étranger), les recettes et les dépenses faites par les supporters adverses. Bref, pour beaucoup, l’aspect financier serait le seul point positif de la compétition.
Oui mais, car il y a toujours un mais, on peut aussi se demander si encaisser près de 100 pions en deux matchs (95) est quelque chose qui peut profiter à une équipe comme Toulon. Enfin, le cumul des calendriers proposera aux Toulonnais, joueurs mais aussi supporters, trois rencontres contre Montpellier en suivant, les 6, 13 et 20 décembre prochains. Et après, on se demande pourquoi on a tant de mal à se passionner pour cette compétition…
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???
Ecrit par: ... le 27-12-2008 15:45
VIVE NOTRE CLUB !!
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