 Yannick Jauzion part à l'abordage, mais c'est une pénalité de David Skrella en fin de match qui a mis le XV de France à l'abri (Photo RT) Retour. Si le XV de France a mis fin à une série de défaites face aux Pumas, son jeu n'a pas vraiment séduit. Explications.
Ce dimanche matin, les mines du trio d'entraîneurs Lièvremont-Ntamack-Rétière paraissent apaisées. Ce n'est la grande et franche rigolade, mais le ton est détendu, l'esprit soulagé. La victoire des leurs de la veille les a satisfaits, mais pas aveuglés. « On est bien conscients que le spectacle n'a pas été au top », répond Marc Lièvremont avant même qu'on lui pose la question. « Les joueurs ont globalement répondu à nos attentes, mais on peut rêver d'un rugby plus abouti. Ce genre de match fait partie de ceux qu'il faut savoir gagner. En plus, cette victoire est un vrai soulagement car on a vécu beaucoup de stress. L'essentiel de la victoire a été préservé et on sait qu'on peut passer à autre chose dans la construction de notre jeu. On a des garanties dans certains secteurs et on peut dorénavant en travailler d'autres ».
Emile Ntamack continue la pensée de son ami : « Il n'a jamais été question de brider nos ambitions de jeu, ni d'adopter un nouveau style, mais bel et bien de nous adapter à un adversaire et à des conditions extérieures qui favorisaient bien plus les défenses. Ce n'était pas évident de gagner un match dans ces conditions. Chaque équipe a montré ses limites, mais nous, nous avons été cohérent et ça nous a servi puisqu'on n'a jamais été réellement en danger. Oui, nous prônons du jeu de mouvement et on n'a jamais changé de discours. On a juste gagné intelligemment ».
Ouvert à 34 joueurs durant le dernier Tournoi des VI Nations, le XV de France a aujourd'hui resserré ses rangs pour les trois matchs de l'automne. « Nous avons construit un groupe et nous avons confiance en lui », explique Marc Lièvremont. « Pour le prochain match, nous reconduisons le même groupe de 23, à l'exception de Morgan Parra, qui s'est fracturé le doigt contre l'Argentine, remplacé par le Castrais Sébastien Tillous-Bordes. A dire vrai, nous avions prévenu les joueurs avant le match qu'ils seraient reconduits, sauf impondérables. Ce n'était pas un pari, juste que, quelque soit le résultat, nous avons confiance en eux. On est en train d'écrire l'histoire de ce groupe et il est probable que ce match contre l'Argentine aura son importance dans cette histoire... » Après la frustration d'un Tournoi où l'équipe de France, à l'annonce de certaines sélections, avait des airs de « grande braderie de printemps », notre XV national veut franchir une étape cette automne. Il a commencé à le faire car lors du dernier Tournoi, l'équipe n'était probablement pas capable de remporter ce genre de rencontres qu'elle a vécu samedi soir. Mais comme l'avoue Didier Rétière, la troisième lame des coachs français, « il y a encore beaucoup de boulot. Parce que le style de jeu qu'on a choisi, l'adaptation qui nous permis de gagner au Vélodrome, en demande énormément. » L'équipe de France avance et, spectacle ou pas, elle n'entend pas s'arrêter en si bon chemin.
Jean-Luc CHOVELON
Une supportrice décède pendant le match
Une supportrice décède pendant le match
Une supportrice âgée de 48 ans est décédée samedi soir au stade Vélodrome durant le match de rugby France-Argentine, à la suite d'un malaise cardiaque. La victime qui se trouvait en tribune Ganay, l'une des deux tribunes centrales du stade Vélodrome, a fait un malaise cardiaque vers la fin du match et les marins-pompiers ne sont pas parvenus à la ranimer. |
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