 Le duel entre le Pays d’Aix et Marseille/Vitrolles n’a pas permis aux deux clubs provençaux d’asseoir leurs objectifs respectifs. Il y a encore du boulot…(Photo Stéphane Clad) Fédérale 1. La fin des match aller est l’occasion de tirer un premier bilan des représentants provençaux et varois en Elite amateur.
Il y a quelques années, on appellait ça le bouclier d’automne. Chez les pros la dénomination a encore un sens, mais chez les amateurs, surtout en Fédérale 1, championnat désormais saucissonné en plusieurs parties, la fin des matchs allers de la phase de poule défile dans un certain anonymat. Sitôt le dernier match du week-end passé joué, on bascule sans s’en rendre compte dans la phase retour. Enfin, oui, on s’en rend compte puisque l’adversaire, on le connaît pour l’avoir rencontré il y a deux mois et qu’enfin on peut faire appel à l’esprit de revanche.
Ce moment est aussi l’occasion de tirer les premiers bilans. Pas bien significatifs pour la plupart car trop d’équipes ont eu des parcours différents. Entre Marseille/Vitrolles qui n’a joué qu’une seule fois à domicile (mais qui compte un match en moins) et Carqueiranne/Hyères ou Châteaurenard qui y ont joué quatre fois, la comparaison est difficile. Alors existe le « classement britannique ajusté », savant mélange de perfs enregistrés à domicile ou à l’extérieur et de points bonus glanés ici et là. Avec cet indice, le classement évidemment très provisoire prend une autre signification…
Bref, tout ça pour dire que nos clubs du coin, trois Provençaux et deux Varois, connaisssent des fortunes diverses. En tête, honneur aux meilleurs, La Seyne fait un parcours aussi remarquable qu’étonnant. Premier de sa poule (3), les Varois se situent tout bonnement au second rang national en nombre de points (derrière Chalon) mais premier au classement britannique avec +15. Ajoutez à ça, l’une des meilleures attaques de l’hexagone (la 5ème) et vous comprendrez que les Seynistes sont sur une voie royale pour le Jean-Prat, bien évidemment, mais pourquoi pas pour aller plus loin.
Un autre club plutôt bien parti, c’est Bédarrides. Dans la même poule que les Varois, les Vauclusiens sont les seuls à les avoir battus cette saison. Et de belle manière. Mais avec trois défaites, dont une à domicile contre Châteaurenard, les Vert et Noir sont moins réguliers que leurs leaders mais demeurent des dauphins dangereux.
Dans la même poule, en quatrième position (mais avec un match en moins, contre Beaurepaire la lanterne rouge), Châteaurenard marque un peu le pas depuis quelques semaines, même s’il enregistre la deuxième meilleure défense de toute la Fédérale 1. Rien de grave, bien sûr, puisque potentiellement deuxième de poule (en cas de victoire bonifiée contre les Isérois) et largement dans les clous pour enfin atteindre le Jean-Prat.
Dans l’autre poule (la 4), les situation de nos clubs est largement moins élogieuse. Le Pays d’Aix, actuellement au creux de la vague, occupe la quatrième place de la poule alors que la première lui a longtemps été promise. La défaite surprise face à Lavaur de samedi dernier ne compromet en rien sa participation au Jean-Prat, mais pour rejoindre la place de leader, il y a du boulot.
Avant-dernière de cette poule, l’entente Carqueiranne/Hyères est au plus mal. Une seule victoire en sept rencontres, deux défaites et un match nul à domicile : le Jean-Prat est d’ores et déjà hors de portée, même si mathématiquement…
Enfin, dernière mais pas la plus mal lotie, l’entente Marseille/Vitrolles doit faire un sans-faute, ou pas loin, pour prendre le bon wagon. La chose est possible car les Phocéens ont un match en retard à jouer contre l’ES Catalane, l’un des six matchs (en huit rencontres) qu’ils joueront sur leur terrain. Mais le défi s’annonce de taille pour remonter dans les quatre.
Au total, avec quatre « Jean-Pratisable » en puissance plus un autre possible, le bilan à mi-parcours de cette première phase est plutôt encourageant. Mais la route est encore longue…
Jean-Luc CHOVELON
Radio Mayol par Jean-Luc Chovelon
Un espoir à entretenir
Le RCT qui perd d’un malheureux point à Ernest Wallon, la nouvelle en est presque surprenante. Pas usurpée, loin de là. Mais signer une première victoire contre Toulouse en dix ans de professionalisme, chez lui alors qu’il occupe la première place du Top 14, la perf aurait donné un joli coup de fouet au moral de tous les coeurs en forme de fleur de muguet.
La défaite n’est pourtant pas toute mauvaise. A défaut de donner un bol d’air (même si le point de bonus défensif est bon à) prendre), elle peut permettre de construire. A l’inverse, elle présente aussi un danger. Un vrai danger. Celui de considérer cette presque victoire contre le leader du championnat comme une façon de s’étalonner par rapport aux autres équipes. Perdre de la sorte sur le terrain du leader ne veut pas dire qu’on se frisera les moustaches contre le huitième (Biarritz) à la piaule. L’erreur serait grave, professionnelle même.
Et puis, il ne faut avoir la mémoire ni courte ni sélective. Deux défaites et un match nul à domicile sont une marque plutôt difficile à effacer dans la colonne des points du classement. Alors autant qu’elles restent gravées dans les mémoires aussi.
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