 Bertrand Delanoë, hier à Marseille, aux côtés de la députée européenne Marie-Arlette Carlotti.(Photo MIGUE MARIOTTI) PS. Bertrand Delanoë a rencontré les militants des Bouches-du-Rhône.
A 15 jours du vote des militants socialistes, le 6 novembre, sur les six motions en lice et dont les résultats détermineront les rapports de force du congrès de Reims, Bertrand Delanoë, candidat à la succession de François Hollande et premier signataire de la motion A, mène une campagne offensive avec l’objectif de creuser l’écart sur ses concurrents. « Le 6 novembre, l’émiettement serait un grand danger pour notre avenir commun », analyse le maire de Paris pour qui le congrès du PS doit avant tout « être utile aux Français ». Or, « si tout est équivalent le 6 novembre, on oubliera les militants et je n’ai pas envie que l’on vole le congrès de Reims aux militants ».
Hier soir à Marseille, où il a effectué une visite éclair, il s’est exprimé devant près de 200 socialistes, réunis à la Fédération des Bouches-du-Rhône. A ses côtés, les principaux animateurs de la motion A dans le département : les députés européens Marie-Arlette Carlotti et Guy Bono, Michel Pezet, Christophe et Marius Masse, les conseillers régionaux Alexandre Bizaillon, Jean-Louis Joseph et Pascale Gérard.
Un département où Bertrand Delanoë n’est pas « totalement sûr que [sa] motion soit majoritaire ». Il a exhorté les militants « à mesurer la gravité de [leur] vote au regard de l’histoire », estimant que « le résultat du 6 novembre va influer sur le destin du PS » mais aussi de la France. Il a donc appelé les socialistes à faire en sorte « qu’une des motions puisse vraiment avoir la force de structurer le rassemblement au congrès de Reims ».
Bertrand Delanoë souhaite que le PS soit à la fois « un grand parti » d’opposition mais aussi de propositions : « Le congrès de Reims ne peut pas être le succès d’une lettre ou d’une personne. Il a une raison d’être : reconstruire l’espérance à partir de nos valeurs. » Jugeant que « le temps des programmes "demain, on rase gratis" est révolu », il estime que pour « produire demain de la justice sociale, il faut faire des choix ». Notamment, « le choix de la force économique, de la recherche, de l’innovation et de la formation ».
FRANÇOISE VERNA
PCF. Les adhérents choisissent la base commune les 29 et 30 octobre.
Le congrès, acte I
La préparation du 34e congrès du PCF, qui se déroulera mi-décembre à La Défense, entre dans une phase active avec le choix par les adhérents de la base commune de discussion. Le vote se déroule les 29 et 30 octobre. L’exécutif national du PCF propose de faire de ces deux journées « de grands moments de débats ». Sur le bulletin de vote, les adhérents ont le choix entre trois textes : le projet de base commune adopté par le conseil national et intitulé « vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien » et deux textes « alternatifs » : « renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » et le texte intitulé « faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».
Après ce vote et à partir du 10 novembre, les assemblées de sections et le congrès départemental se réuniront pour amender la base commune choisie. Dans les Bouches-du-Rhône, le congrès se tiendra les 28, 29 et 30 novembre à Martigues.
F.V.
Ce matin à 9 heures, l’amicale des Vétérans du PCF et l’association Former Transformer Partager organisent une assemblée dans le cadre de la préparation du congrès.
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