Editorial
Barak Obama - le démocrate - a remporté haut la main la compétition pour la présidence des Etats-Unis face à Mac Cain le républicain. Cette victoire - acquise avec un taux de participation historiquement haut, et dans un contexte de crise économique et financière - change, à priori, la donne tant d’un point de vue intérieur qu’extérieur. En effet, un noir à la Maison Blanche représente une sorte de révolution culturelle du peuple américain qui non seulement surprend, mais fait naître de nouveaux espoirs sur l’avenir de l’humanité partout ailleurs. Comment ne pas s’en réjouir…
Cette victoire ensuite, n’a été possible que parce que le rejet de Bush - et du même coup du camp républicain, représenté au demeurant par un candidat loin d’être taillé pour la victoire - était arrivé à son comble.
Cette victoire est enfin incontestable : outre le nombre de grands électeurs gagnés par Obama, le Congrès (les députés) et le Sénat se retrouvent avec une majorité confortable pour le camp démocrate.
C’est dire que le 44e président des Etats-Unis dispose - à priori - de tous les pouvoirs institutionnels pour mener à bien sa politique. Celle du « changement » qu’il a voulu et réussi à personnifier, et qui est aujourd’hui attendue par une très grande majorité d’électeurs.
Au-delà de l’euphorie compréhensible de la victoire, il reste maintenant au nouveau président un chantier multiple et titanesque d’un point de vue pratique et objectif. La « révolution culturelle » n’est pas en soi une politique. Elle à son coût : celui de répondre aux attentes et aux aspirations de millions d’électeurs américains, à celles d’autres millions de progressistes et de partisans de la paix dans le monde.
Les promesses du candidat Obama devront se traduire en actes, dans tous les domaines, tant il court le risque de transformer le rêve en cauchemar.
Rolland Martinez
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