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15-07-2008 |
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Un homme qui se permet de citer, ou, pour le moins, de s’inspirer de Shakespeare au JT de 20h de TF1 ne peut pas être fondamentalement mauvais.
PPDA, qui a joué son rôle dans le PAF (Paysage audiovisuel français) a donc glissé, lors de sa dernière entrée en scène, que « ce qu’on ne peut pas éviter, il faut l’embrasser ».
Dans « Les Joyeuses commères de Windsor », cette phrase est prononcée par un personnage qui s’appelle « Page » (cela ne s’invente pas). Au risque d’être démenti par les spécialistes de Shakespeare, il nous semble là que le mot « embrasser » n’a pas le sens de faire de gros bisous mais plutôt d’accepter l’ordre naturel des choses. Une éviction brutale du JT par exemple…Mais il faut peut-être ne pas voir dans cette citation de PPDA un quelconque début de résignation. Car il aurait pu poursuivre en convoquant le géant Falstaff qui rétorque en effet au dénommé Page : « Quand les chiens de la nuit courent, les cerfs sont traqués »…Qui sont les chiens (de garde ?), qui sont les cerfs ? Qui mène ces chasses nocturnes ? Avec la finesse qui le caractérise, l’animateur de l’excellente émission culturelle « Vol de Nuit » laisse a chacun le soin d’apporter commentaires, voire commérages, et de faire son propre décodage…
MICHEL DEL PICCHIA
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