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02-09-2008 |
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Commentaire
Finies les vacances. Ce matin douze millions de gamin remettent le sac au dos et vogue le navire de la connaissance.
Comme chaque année, c’est le temps de la rentrée et celui des réformes. Xavier Darcos n’échappe pas à la règle.
Cette année, les enfants n’iront plus en cours le samedi matin. Les heures ainsi récupérées devraient financer des cours de rattrapage pour les plus en difficultés. Mais c’est déjà la pagaille. On ne sait pas où placer ces cours dans les planning. Réforme des programmes. Expérience sur les bacs pros…
Mais cela se situe à un moment de restriction budgétaire. Le ministère de l’Education nationale voit ses finances fondre au soleil passant de 77 milliards d’eu ros en 2007 à 59 milliards cette année. Du coup, plus de 11.000 postes d’enseignants sont supprimés cette rentrée et plus de 13.000 en 2009.
De fait, le gouvernement se décharge de plus en plus sur les collectivités territoriales Conseils généraux, Conseils régionaux et communes. Ils vont avoir du mal à suivre. D’autant que vient s’ajouter le service minimum obligatoire en cas de grève de profs pris en charge par les communes. En fait, l’Etat se décharge de plus en plus sur les collectivités locales.
La France n’est plus gérée par des politiques mais par une armée de comptable qui ne cesse de jongler avec les lignes budgétaires pour tenter de réduire les déficits publics.
MAURICE BRANDI
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