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Parti pris
Carte blanche offerte aux employeurs
14-04-2010
 

Commentaire
Pour ses défenseurs, la loi de Mallié a permis de sauver 1 000 emplois à Plan de Campagne. Sauf que ce chiffre n’a jamais été établi par une étude digne de ce nom. Les commerçants de la zone ont également toujours refusé d’étudier la part de chiffre d’affaires récupérable en semaine en cas de fermeture dominicale.
Enfin, en cinquante ans, com-bien d’emplois ont été détruits ou n’ont pas vu le jour au centre-ville de Marseille ou dans d’autres zones commerciales de l’agglomération parce que Plan de Campagne existait ? Car le pouvoir d’achat n’étant pas ex-tensible, l’argent dépensé là-bas ne l’est forcément pas ailleurs…
Mais plus encore que ce côté pile, c’est le côté face de la loi qui est le plus pervers. En effet, en permettant à tous types de commerces - à l’exception des grandes surfaces alimentaires - d’être ouverts le dimanche dans les zones touristiques et thermales, c’est une énorme brèche qui a été ouverte dans le Code du travail. Et comme toujours, la déréglementation ne profite pas aux salariés.
Car dans les zones touristiques, « tout emploi est susceptible d’impliquer pour le salarié un travail le dimanche ». Plus aucune notion de volontariat
ni même de compensations financières pour les salariés : les contreparties sont réglées selon les dispositions du Code du travail, sous-entendu si elles existent, ou selon d’éventuels accords locaux, là encore hypothétiques. En résumé, c’est une carte blanche offerte aux employeurs. Alors quand bien même quelques emplois auraient été sauvés, à quel prix ?
Serge payrau




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