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Parti pris

Privé-public

25-11-2011
Dernière mise à jour : ( 25-11-2011 )
 

Commentaire

Au nom du secret et du respect de la vie privée, les violences conjugales peinent à être reconnues comme un fait de société.
Les violences économiques et sociales sont davantage admises même si elles ne sont combattues que par les forces politiques progressistes. Certes, dans les faits, les femmes restent les premières victimes du chômage, de la précarité ou des inégalités de salaire. Mais les violences au sein du couple provoquent, elles, davantage de « retenue ». Ces violences peuvent être psychologiques, quand la femme est quotidiennement méprisée et humiliée. Elles sont aussi physiques, même si les associations précisent que le recours aux coups intervient souvent quand la domination mentale ne fonctionne plus. Sachant qu’elles peuvent aller jusqu’au meurtre, environ 150 par an. Ces violences sont aussi économiques, quand on interdit toute possibilité d’autonomie financière. Enfin, elles sont sexuelles. Ce sont les plus cachées en vertu du devoir conjugal et des obligations du mariage. Dans tous les cas, il s’agit d’un abus de pouvoir. Abus que la société tente souvent de relativiser, trouvant toutes les circonstances atténuantes au bourreau. Les violences économiques et sociales sont probablement un facteur d’explication à cette conduite. Comme si le rapport de force public au détriment de la femme était finalement inconsciemment intégré et qu’il était donc normal qu’il se décline dans la sphère privée. Pourtant, l’inégalité des alcôves empêche forcément l’égalité homme-femme de réellement progresser.

Angélique schaller




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