 L' Om est sur de bon rails, mais est encore perfectible. Photo archive : R Terzian OM. De retour du match gagnan t à Grenoble, l’entraîneur a analysé la rencontre. Un match qu’il est loin de juger parfait.
Rarement satisfait car perfectionniste, conscient que la marge de progression est encore grande, Erik Gerets a relevé une certaine suffisance de la part de ses gars à Grenoble. Marquer vite aurait d’ailleurs pu leur coûter cher à cause de cette attitude, face à une formation moins respectueuse de l’OM que Grenoble, comme l’explique le coach. «Je suis très très content des trois points mais je dois dire que tout a été loin d’être parfait. Notamment après l’ouverture du score et durant les 20 premières minutes contre une équipe qui avait peur mais surtout respectait l‘OM.»
Qu’est-ce qui vous a déplu dans ce match ?
L’attitude. On aurait dû moins donner à l’adversaire la possibilité de revenir dans la rencontre en sortant beaucoup sur les côtés. Ils nous ont fait mal et on a dû changer à la mi-temps notre système pour être mieux dans l’organisation. Finalement, on gagne le match les doigts dans le nez, mais face à une autre équipe, le scénario aurait pu être totalement différent.
Qu’y-a-t-il de positif ?
Le point positif est que les joueurs malgré la victoire ont pris conscience de leurs défaillances, preuve que mon discours commence à entrer. Ils étaient contents mais pas satisfaits car c’était loin d’être un match parfait. Gagner 3-0, nous avons eu cinq occasions, l’adversaire en a eu deux. Mais face à une équipe un peu mieux, nous aurions été en danger de perdre ce match. Je crois qu’aujourd’hui, les joueurs analysent davantage, ils se regardent plus dans le miroir, de manière individuelle et collective. c’est un fameux pas dans la bonne direction.
à présent, deux matches à domicile vous attendent ?
Oui. Mais le résultat de Grenoble était très important, pour ne pas perdre la deuxième place. Donc, je suis satisfait et les joueurs ont la motivation pour aborder ces matches à domicile. J’espère que le terrain sera un peu rétabli, on me l’a promis, en attendant que l’on nous offre comme prévu, un nouveau terrain et une pelouse neuve.
Pensez-vous que le trio de tête puisse résister toute la saison?
Je pense que oui. Mais je crois qu’il y a des équipes qui vont venir se mêler à la lutte. Je pense à Lille et aussi à Nice. Peut-être aussi Toulouse en perte de vitesse mais qui peut trouver un second souffle.
Ben Arfa et Koné vous donnent entière satisfaction ?
Ben Arfa, je peux le faire jouer à droite ou derrière un ou deux attaquants. Le faire jouer dans l’axe lui donne une motivation supplémentaire car c’est ce qu’il aime. Mais moi, quand je l’ai acheté c’était pour qu’il jouer à droite ! Hatem est un joueur polyvalent, il doit encore prouver. Quant à Koné, dans la configuration dans laquelle nous évoluons, il a les moyens de s’exprimer.
Que pouvait vous dire de Ziani ?
Non seulement il répond à mes attentes, mais en plus il bosse beaucoup. à Grenoble, je voulais le remplacer en seconde période car quand il commence à être fatigué, ça se voit de suite. Il a fait son match.
Quel est à l’objectif cette année en championnat ?
L’objectif avoué du club est la deuxième place. Bien sûr, on ne parle pas ouvertement de la première place mais on en rêve. Il faut se méfier de tout le monde, devant et derrière. Maintenant, si Lyon perd la semaine prochaine, je ne vais pas dire que je vais donner une fête chez moi dans le jardin, mais je serai content ! Aucun joueur chez nous ne peut se contenter de jouer pour la deuxième place. Ce qui est marrant c’est que les trois premiers cette semaine, dans la foulée de la Ligue des champions se sont tous les trois imposés ce week-end en championnat, ce qui est assez exceptionnel et très rare.
Vous avez-dis récemment qu’il vous manquez un tueur ?
Il nous manque un joueur dans le moule de Niang ou de Cissé de la saison dernière, c’est tout ce que j’ai dit.
Propos recueillis par Corinne Cruvellier
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