 James Blunt, hier soir au Dôme de Marseille. (Photo STEPHANE CLAD) Pop. Au fil d’une tournée de 170 dates, le romantique anglais faisait hier escale au Dôme de Marseille, devant plus de 7 000 fans. Rencontre en coulisses.
17h, hier. Le concert n’a lieu qu’à 20h30, et pourtant les grilles du Dôme de Marseille sont déjà prises d’assaut par les nombreuses fans de James Blunt. En coulisses, le chanteur anglais, qui connaît un succès planétaire avec ses deux albums Back to Beldam et All the lost souls a reçu La Marseillaise pour faire un tour d’horizon de sa vie d’artiste, à quelques heures de son entrée sur scène.
C’est la première fois que vous allez vous produire à Marseille ?
Si mes souvenirs ne me trahissent pas oui, c’est la première fois. Lors de ma dernière tournée, j’ai fait pas mal de concert en France, mais encore jamais à Marseille. Je me suis produit cet été dans la région, à Nîmes. Un beau moment.
Vous avez commencé la musique très tôt, pourquoi ?
C’est ma mère qui m’y a obligé… Je devais avoir 6 ans quant elle m’a forcé à jouer du piano, plus tard j’ai même fait de la guitare. Ma mère ma transmis une forme d’éducation musicale ; ma sœur chante, elle aussi.
Du petit garçon à la star des hit-parades, il y a du chemin ; comment vivez-vous cette notoriété ?
Cela dépend des moments. C’est agréable d’être reconnu et de voir que les gens aiment ma musique mais le fait d’être connu est aussi usant. Durant ces trois dernières années je n’ai pas arrêté de faire des tournées. C’est pour cela que j’avais besoin de faire un break à Ibiza cet hiver pour me retrouver et pour exprimer en musique ce que je ressens.
Le contact avec le public est génial, j’aime avoir cette relation directe avec eux. Rien que cette année, je vais me produire avec mes musiciens dans 170 villes, vivre une partie de l’année dans un bus avec le reste du groupe.
Vous parliez de break, vous en aviez besoin ?
D’une certaine manière, oui. Je voulais pourvoir faire un bilan de ces trois dernières années. J’avais besoin d’un endroit calme pour réfléchir, loin du star-system. C’est pour cela que j’y suis allé en hiver, il n’y a pas de célébrité, c’est calme et c’est ce qu’il me fallait. J’avais besoin de me reconnecter à ma musique, tout simplement.
Présentez-nous votre dernier album, All the lost souls.
C’est un album dans la lignée du précédent. Sauf que cette fois j’exprime vraiment ce que je ressens, et je parle de mon expérience depuis le succès ; on peut dire que je me livre davantage et j’y évoque des sujets qui me tiennent à cœur. Mes textes parlent de l’individualité face au monde qui nous entoure. Dans Back to Beldam, je parlais beaucoup des images que j’avais vues au Kosovo, là c’est différent. Et puis la musicalité a évolué entre les deux albums.
Justement, c’est un album qui s’inspire des années 70. Pourquoi un tel choix ?
C’est vrai qu’on peut lui trouver une référence aux années 70. D’autant que c’est une période ouverte à la communication. J’ai un peu été influencé par des artistes comme David Bowie ou Cat Stevens. Dans le premier album, on avait surtout des morceaux en piano-voix ; cette fois c’est différent, il y a toujours le piano, mais aussi de la guitare ; il est un peu plus rock que le précédent…
FLORIAN CARASSOU-MAILLAN
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