 Cocoon, tout en légèreté, c’était dimanche dans un Espace Julien plein comme un œuf. (Photo MARIE-LAURE THOMAS) Pop folk. Le duo, devenu quatuor sur scène, a livré un concert tout en douceur et en humour, dimanche, dans un Espace Julien plein à ras bords. Agréable, à défaut d’être transcendant.
Après la fougue de Tricky, c’est l’univers aérien du tandem folk Cocoon qu’accueillait ce dimanche la salle du cours Ju, à la veille de leur participation à la finale du Prix Constantin, hier à l’Olympia. Un retour en terre phocéenne déjà conquise pour les tout jeunes Clermontois (19 et 23 ans), qui affichait complet voici quelques mois au Poste à galène.
Renforcés par un bassiste-violoncelliste (l’Australien Oliver) et un batteur (Raphaël) à qui ils laissent un bel espace, Mark et Morgane -qui assurent entretenir une relation fraternelle- déroulent en guitare-claviers un répertoire séduisant quoiqu’un poil lancinant, dans une atmosphère poétique à tendance écolo –peluches (panda et koalas), projections flore-et-faunesques sur trois écrans au format polaroïd (un souci technique les éteindra hélas aux deux tiers du concert)- le tout avec quelques belles envolées -le tube On my way, la nouveauté Sushi, entre autres. Côté voix, c’est juste et doux -style Michael Jackson version Heal the world-, au diapason d’un univers enfantin et naïf qui contrebalance des paroles parfois cruelles -My friends all died in a plane crash, ou l’histoire de ce Cliffhanger qui a perdu ses orteils…
Heureusement, pour rompre la monotonie redoutée, les deux chérubins glissent entre les morceaux d’irrésistibles mini-sketches hérités des Nuls -de la « pause Chevreuil » aux soucis anaux de leur panda-, établissant une belle complicité avec le public -invité à jouer les dinosaures agonisants sur Paperboat-, et, comme ils ont pu le faire avec la Rehab d’Amy Winehouse, revisitent avec malice le Hey ya de Outkast et parviennent même à rendre crédible une chanson de Tokio Hotel (Monsoon). Léger, sans prétention, pas renversant mais rafraîchissant.
DENIS BONNEVILLE
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Mais bien sur !
Ecrit par: ThoTokio le 18-11-2008 12:23
"parviennent même à rendre crédible une chanson de Tokio Hotel (Monsoon)"
Wahou, j'adore l'objectivité.
Donc quand c'est Tokio Hotel qui chante sa chanson, c'est nul. Quand c'est Cocoon, c'est bien.
C'est triste, cher Denis.
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