 Dans plusieurs stades de l’hexagone mais aussi à l’étranger, en Grèce, en Tchéquie, en Suisse, et en Espagne, des banderoles fleurissent pour faire sortir Santos (Photo RT). Parmi les supporters, c’est l’indignation générale. Certains se souviennent de policiers excités. D’autres fustigent l’indifférence des élus. Des supporters qui comptent bien amplifier leur mouvement lors du prochain match, à Grenoble.
« Mais en Espagne, monsieur, la police ils sont parfois comme des fadas. J’ai un copain qui a passé quatre ans de prison pour un léger accrochage en voiture ». Surpris au rayon de l’OM dans une grande surface commerciale à la Valentine, Bernard qui est agent d’entretien à la Penne-sur-Huveaune n’en revient pas que Santos, le supporter de l’OM soit victime d’une sanction aussi lourde. Il écarquille les yeux. « Huit ans pour quelqu’un qui n’a rien fait, mais même les gangsters ont droit a plus d’égard », s’indigne notre homme qui arbore un survêtement avec écusson aux couleurs du SECB, autrement dit Bastia.
« Oui, c’est vrai », dit-il avec humour, « nous aussi, on a une tête de maure sur notre drapeau, mais c’est pas pour cela que la police nous bastonne », rappelant ainsi le triste épisode du stade Calderon lorsque la guardia civile tenta d’arracher le drapeau des Ultras contenant une tête de mort.
Un épisode dont se souvient avec émotion Valentin. C’était son premier déplacement avec le club central des supporters de l’OM. « Déjà, nous sentions que cela allait mal se passer », explique ce salarié à Eurovia, une boîte de BTP.
« Dans l’après-midi, nous étions allés faire des emplettes en ville, et lorsque nous sommes revenus nous n’avons pas pu aller déposer nos souvenirs dans le car. Il a fallut négocier pour que quelqu’un aille le faire pour nous. Et puis la garde à cheval est arrivée sans ménagement, nous étions parqués comme des bestiaux. C’est à ce moment-là que j’ai croisé Santos. Nous attendions pour rentrer. Il avait l’air calme, mais les policiers étaient excités. Cela sera dur s’il prend huit ans. Parce que moi, vous savez, je ne suis pas violent, et je peux vous assurer que là-bas à Madrid, les supporters ne l’étaient pas ».
Une autre chose que Valentin ne comprend pas, les cris racistes, les handicapés abandonnés à la vindicte populaire sur le bord de la touche, tous ces faits qui ont été constatés par des policiers français. Ca n’a pas vraiment changé grand chose au déroulement de cette soirée traumatisante.
« Sans doute la double nationalité de Santos pose problème », rappelle Stéphane sur le quai du Vieux Port, juste en face de la brasserie de l’OM-Café, où tous les amateurs de football aiment à venir boire un coup après le boulot. « On ne s’y prendrait pas autrement pour créer un véritable climat de haine pour le match retour », affirme Hocine qui a l’air d’en connaître un rayon en ballon rond. « En tout cas, il ne faut pas laisser faire ce genre d’agissement qui fait penser à une république bananière », s’insurge Lionel Tonini des Yankee.
Cette figure de proue des supporters phocéens annonce même qu’un grand avocat marseillais va prendre cette affaire en main pour défendre l’honneur des marseillais. Lionel n’a pas de mots assez durs pour fustiger la classe politique qui n’a pas l’air de se bouger beaucoup sur ce dossier. « Vous vous rendez compte, qu’à part le maire de Miramas et un député breton, personne en haut lieu ne semble s’émouvoir de ce Marseillais qui entame son deuxième mois de prison dans une geôle ibérique. »
C’est le même son de cloche emporté de Rachid des « Winners » qui fustige « la mollesse des dirigeants français. Il faut sans plus tarder créer une véritable cellule de crise. Après tout, le gouvernement national est capable de faire sortir de prison des infirmières bulgares, et là, s’agissant d’un citoyen marseillais injustement incarcéré aucune riposte efficace n’intervient. Mais dans quel monde sommes-nous ? Il faut à tout prix faire sortir ce supporter de prison. Que toutes les sections de supporters organisent une grand évènement au stade, pour créer un électrochoc qui dépasse les frontières nationales ».
Plusieurs manifestations de soutiens
D’ailleurs, des manifestations et des protestations ont eu lieu dans plusieurs stades de l’hexagone et même à l’étranger. En Grèce, en Tchéquie, en Suisse, et même en Espagne, des banderoles fleurissent pour faire sortir Santos. Jusqu’à New-York où les supporters de l’OM ont pris la pose à Times square à la mi-temps du match OM/PSG pour envoyer des messages de soutien au prisonnier Santos.
Le club de l’OM n’est pas sans reste depuis le début puisque le site propose d’inonder le pénitencier madrilène. Fred, des Ultras, indique même que lors de la rencontre de L1 samedi contre Grenoble les supporters vont accentuer le mouvement, rappelant que lorsque l’honneur national est bafoué par des sifflets, la communauté française peut réagir. Un membre des MTP de la Plaine pose une ultime question empoisonnante : « S’il s’agissait d’un supporter parisien, les choses se passeraient-elles ainsi ?
Reportage
Stéphane Revel
Photo Robert Terzian
Les supporters de l'OM se mobilisent
pour Santos: vous aussi!
Rendez-vous sur le site lephoceen.fr pour écrire un mot au présdient de la République afin que celui-ci intervienne dans l'affaire Santos. Pour laisser un mot, cliquez ici |
|
|
fair play
Ecrit par: karim le 07-11-2008 18:40
honte au gouvernement qui pense qu a leur gueulle je tiens a remercier tous les supporters adverse pour leur aides aller l OM LIBEREZ SANTOS
» Signaler ce commentaire à l'administrateur
» Répondre à ce commentaire