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Accueil 08-02-2012, 02:14

Madame, envoyez le bouchon Henri Salvador

07-07-2008
Dernière mise à jour : ( 07-07-2008 )
 

Le bouchon du premier Trophée Henri Salvador a été lancé par Catherine Costa-Salvador, dans la joie et la bonne humeur, en présence de son ami Michel Montana. (Photo RT)
Le bouchon du premier Trophée Henri Salvador a été lancé par Catherine Costa-Salvador, dans la joie et la bonne humeur, en présence de son ami Michel Montana. (Photo RT)
Le Trophée Henri Salvador a consacré l'équipe Russo, Blanc, Gimenez. Mais auparavant, d'intenses luttes fratricides ont opposé comédiens, chanteurs, décideurs et hommes de média.

C'est une longue après-midi pour les artistes. En fait, une grande famille qui unit des gens de professions diverses qui commence, comme toute réunion de week-end sous les ombrages de la tonnelle du village par un bon déjeuner propre à ouvrir l'appétit de la compétition.
A une table Jean François Rabilloud confie sa surprise, bonne, devant cet événement total. Le journaliste de LCI y voit le mélange de la simplicité et de la convivialité pour un événement qui remue les foules alors que la musique du Mondial la Marseillaise à Pétanque retentit encore avec une ovation pour son maître créateur : Jean Jacques Debout.
Une certaine tension s'opère lorsque se forment les triplettes, après l'anniversaire consacrée à la boule O'But qui équipe chaque participant et fête un demi-siècle d'existence. En fait, ils sont une bonne cinquantaine qui joue le jeu. Avec les apparences de joueurs prêts à en découdre dans la sueur et les invectives, les intimidations et les pressions. Heureusement, c'est du cinéma. Un brin de folklore. Une déformation professionnelle où ceux qui n'ont pas l'accent, l'emprunte et ceux qui l'ont l'oublie devant bons nombres d'invités venus de Paris.
Une fois passé le frisson du tirage, c'est de grosses gouttes dont il s'agit avec déjà les premiers contacts avec le public massé le long des barrières métalliques. Le chemin est long pour rejoindre la scène des boules pour Marie Laure Augry et Danièle Gilbert qui ne font pas un pas avant d'être stoppé net par une séance photo portable et ce plusieurs fois. Chacun s'y prête avec gentillesse, face à des commentaires en libre cours : " Mais comment fait-elle, Marie Laure, elle ne change pas ". Elle répond : " C'est l'air de Marseille ". Le genre de compliment qui fait fondre les fans du pays, qui l'accompagne en longue procession vers la piste aux étoiles.
Sur le tarmac, c'est chaud. Daniel Lauclair de France 3 est déjà dans sa partie, on le sent aller loin. Popeck blanc comme un cachet d'aspirine reste zen. Michel La Rosa qui anime un télé achat People sur TF1 est déjà dans son élément alors que Davina, célèbre animatrice d'une émission d'aérobic pique un sprint. Les parties commencent et chacun d'entre elles, révèlent leur diversité, avec les coups du sort, et les crises de rires. Avec toujours un fidèle public qui veut repérer son chouchou, son coup de cœur ou son émoi nostalgique.
Une anecdote fait se marrer toute une chambrée sur une partie. L'une des accompagnatrices d'un joueur de la Mutuelle de France Sud est repérée par un admirateur qui croit avoir trouvé une célébrité. Il l'a prend en photo. Et demande toujours candide " Mais qui c'est sur la photo ? ". En fait l'intéressée n'ose pas faire de la peine, mais s'esquive pour éviter l'heure de vérité. Et un ami lui dit pour abréger la chose de dire qu'elle est la petite fille de Jane Fonda... D'autres sont vraiment curieux dans leur chasse à l' " orthographe ". Qui c'est la fille pas mal avec cette belle robe bariolée? Renseignements pris, il s'agit de Diana de L'Ile de la tentation qui est aussi charmante que discrète.
Rien à voir avec l'embrouille du jour, celle qui oppose le comédien Jean Pierre Kalfon, le chanteur John Ozila et Carlo Visconti au trio Daniel Russo, Jean Luc Blanc et Marc Gimenez. En fait, l'équipe Ricard reproche à John Ozila d'avoir utiliser deux fois ses boules au grand dam du chanteur qui n'a pas besoin de cela pour se faire de la publicité, puisqu'il vient de sortir un bon album intitulé Zanzibar. A l'heure qui court, l'on ne sait pas qui a détourné le cours de l'histoire, puisque la partie fut attribuée à l'équipe Russo, Blanc, Gimenez, sans qu'un arbitre intervienne pour juger cette sombre affaire.
Dans ce rôle de composition qui n'a rien à voir avec la réalité, reconnaissons que Daniel Russo fut admirable de courage et de sang froid alors que John Ozila fut très sincère avec ses deux boules à la main non jouées. A la suite de ce fait d'été qui n'entrava pas la suite ce trophée, il est à noter la forte popularité d'un artiste et homme de télévision en la personne de Jean Luc Reichman. Celui-ci fut harcelé, le mot n'est pas trop fort, mais se rendit avec plaisir à la rencontre de ses fans.
L'animateur d' " Attention à la marche "a recueilli un succès malgré un cagnard à ruiner un poids lourd de boxe. " Je suis émerveillé de la générosité des gens d'ici. Je suis enthousiaste pour ma première participation. Je reviendrai.” Dans la chaleur de l'ambiance, on en oublierait presque le travail de France 3 qui produit les images avec ce grand bras caméra qui survole la compétition et un car régie qui ralentit les images, incruste les résultats... Chapeau les artistes.

S.R.

C'était " Tendanses sud "
 Depuis douze ans, l'association " Tendanses sud " régale les amateurs du Mondial la Marseillaise. Une longue histoire qui débute chez Dragon Boyadjian à la Penne sur Huveaune. A l'époque, la fameuse soirée précédant le Mondial,  réunissait quelques amateurs éclairés, mais avec les années et le succès, il a bien fallut déménager pour atterrir sur les terres du château Ricard. En ces temps pas si lointains, le chef de file de ce rendez-vous festif était le brésilien Léo Neiva. Hélas, la maladie l'a emporté, mais est resté le strass, les paillettes et le Brésil pays où la musique et la danse forment un ensemble indissociable. Aujourd'hui, Vincent Montana, Alain Gréco et Marc Grillon ont pris la relève pour une soirée qui attire le tout Marseille. Le dernier spectacle le prouve. Il s'appelle " Replay " et agit comme un agitateur de particules. Sophie Teyssonnier, en est la première supportrice. En tant que chef d'intendance, et grande coordinatrice, elle régit, ordonne, centralise, avec Eric Valentin à la direction technique cette action culturelle qui préfigure le Mondial. Véritable " Mama " des animations  menées tambour battant par le  " Wonder Brass Band " et la " Banda du Dock ", elle souhaite bonne chance à Marseille, capitale européenne de la culture.

 




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