 Photo CB Place aux jeunes, avec l'ouverture hier du concours qui leur est réservé : le trophée Ecureuil. A n'en point douter, la relève est assurée.
Les vacances venues, les tirs sur l'oreille remplacent les tirages d'oreilles de l'année scolaire.
A peine sortis de l'âge des " bibis ", ces minots se délectent à téter, non plus leurs délicieuses tétines bien sûr, mais ce fameux bouchon qui aimante toujours leur attention, et parfois leurs jeux de boules.
Et c'est ainsi que cent onze équipes, composées d’enfants âgés de six à quatorze ans, ont pris le départ hier du tournoi Ecureuil, disputé dans la roseraie du parc Borély. A la clé : une partie sur le Vieux-Port en lever de rideau de la grande finale du Mondial. Mais avant de succéder aux Quintais et autres Fazino, avant de rejoindre le carré d'honneur du Vieux-Port, les minots devaient déjà en découdre hier sur deux parties de treize points pour accéder au second tour.
“Il est meilleur que son père”
Concentration, éclats de voix, clins d'œil, les attitudes sont les mêmes. Tirs aux carreaux, embouchonnades, devants de boules, les gestes sont identiques. Il faut dire que la pétanque coule dans leur sang. Certains ont d'ailleurs de glorieux aïeuls, comme le petit Matthias Delys, petit-fils de Jacques dit " le Gitan ", demi-finaliste du Mondial voilà quelques années.
" C'est sa première participation, chaque année il veut le faire, mais je suis souvent dans le coup le mardi. Cette année j'ai perdu le lundi, donc j'ai pu l'emmener " avance le papa, Frédéric, licencié de l'incontournable Boule Florian. Gardien de but aux Pennes-Mirabeau, Matthias est aussi un fin tireur. " Il est meilleur que son père ! " chambre un autre papa lorsque Matthias réussit un parfait carreau du haut de ses sept ans.
A cet âge, le plus dur reste souvent la concentration. Le petit Lorenzo a beau fermer l'œil pour ajuster ses lancés, les distractions sont nombreuses. " C'est pas une fois toi, une fois l'autre, chacun sa place " rappelle le papa de Loïc.
En compagnie de Matthias et Lorenzo, Loïc perdra d'ailleurs la première partie sur le score de 13-3.
Les " face gaga's gang " de la Cadière d'Azur étaient trop forts, un peu plus âgés et sûrement plus concentrés. Pas grave, on se salue, on se congratule, les mains se serrent et les sourires sont indélébiles. Il reste une deuxième partie pour accéder au second tour et le talent ne manque pas.
Ces graines de boulistes semées dans la roseraie assureront à n'en pas douter la relève, l'éclosion ne tardera pas, les germes du talent sont en route.
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