 Photo : RT En une heure et demi, Mileï, Cargoles et Louis Lacroix, mettent fin au règne des vainqueurs de la précédente édition avant de perdre à la sixième partie .
Après la partie du matin, qui n'aura été qu'une formalité ( 13 à 5), victoire sur une triplette drômoise, composée des frères Mandon, Adrien et Rémy, équipé avec Jordan Cirvent, les tenants du titre évitaient les cadrages.
C'est donc après le repas, qu'ils devront entamer la seconde partie de la journée et là, surprise !
Au jeu 48, Pascal Mileï, Roger Cargoles et Louis Lacroix, trois grosses pointures du monde de la pétanque, et le mot est faible, attendaient Gayraud et ses pairs.
Un choc qui n'avait pas échappé aux amateurs de la petite sphère, qui en l'espace de quelques minutes envahissaient le jeu.
C'est donc sous un soleil brûlant, et un carré restreint et étouffant, que les deux formations entamaient la partie.
Et d'entrée de jeu, alors que la mène souriait aux tenants, Robineau manquait double, laissant ses partenaires dans le plus grand embarras.
L'artilleur Manceau, avait déjà montré quelques lacunes le matin même, mais l'opposition n'étant pas terrible, il n'y eu pas de conséquences. Alors que maintenant, en face, comme on dit si bien dans le jargon bouliste, “ça joue aux boules”. Rapidement mené au score, Gayraud et les siens n'arrivaient pas à entrer dans la partie, et notamment Robineau, qui dans la troisième mène, après avoir manqué son premier tir, cassait sa boule dans le second.
Petit effet, grandes conséquences : la triplette amenée par Mileï prenait le large, sur un score de 7 à 1. Il est bien sur important de noter le coup de pompe de Robineau, mais face à lui la qualité était de mise. Louis Lacroix tétait le bouchon comme un amoureux, alors que Roger Cargoles, venait suppléer Pascal Mileï , quand celui-ci donnait des signes de fatigue.
Une équipe bien soudée, qui le démontrait plus tard, en engrangeant trois points de mieux, 10 à 1, l'affaire se corsait pour la triplette Gayraud.
Michel Adam, sentant le vent de la défaite, décidait de prendre le tir, mais n'était-il pas trop tard ? Peut- être pas, les tenants enregistraient trois points, faisant naître un espoir, infime soit-il.
Mais tel un bulldozer, Mileï est les siens avançaient inexorablement, malgré la résistance de Adam, nouvel artilleur qui s'en sortait bien mais perdait un nouveau point, 11 à 1.
Gayraud, qu'on avait vu plus reluisant, n'était pas à cent pour cent de ses moyens, mais il est certain que cette première mauvaise mène avait fait du mal. Avoir la tête dans le sac ne vous permet pas de jouer dans les meilleures conditions.
Le carreau de Mileï dans la dernière mène, lui donnant la victoire, résonna comme une bombe dans la tête de Gayraud et ses pairs, ramenant les tenants du titre à la dure réalité. Fini le mondial la Marseillaise, mais merci de nous avoir fait rêver.
R.Z. |
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