Délinquance. Les vols avec violence connaissent une recrudescence.
Station service Esso de l’avenue Pasteur (7e), mercredi à 18h, un homme de 70 ans s’apprête à récupérer la carte bleue que lui rend l’automate, quand un violent coup d’épaule le projette au sol que sa tête heurte violemment. Il sera conduit aux urgences. Des témoins assistent à la montée de l’arracheur à l’arrière d’un scooter piloté par un complice. Gêné dans sa fuite, le conducteur perd le contrôle du deux roues et heurte un camion qui venait de s’arrêter sur sa trajectoire. Le passager est blessé à la jambe mais remonte sur le scooter qui disparaît cette fois dans la circulation. S’ils sont interpellés, la justice ne leur fera pas de cadeau.
« Des individus qui commettent en groupe un vol avec violence sur une personne vulnérable encourent 10 ans de prison », prévient le Parquet de Marseille qui explique appliquer le principe de déferrement systématique. « Nous avons une politique de vigilance sur ces faits pour lesquels la répression doit être exercée avec fermeté. »
Jusqu’à l’âge de 16 ans, un mineur ne peut être mis en détention pour des faits qui dépendent du tribunal correctionnel. Ensuite, la sanction prendra en compte les récidives de l’individu.
Si les vols avec violence avaient enregistré cette année une baisse sensible sur Marseille par rapport à l’année 2007 (-5,16%), les dernières semaines semblent marquer une inversion de la tendance. « Il y a eu beaucoup de vols à l’arraché et ils sont très traumatisants pour les victimes », insiste le Parquet.
Cette semaine par exemple. Lundi, à 18h30, sur la rue du Coteau (7e), une grand-mère de 89 ans se faisait arracher violemment son collier en or. Le même jour, vers 20h30, sur le boulevard Longchamp, c’est une jeune fille de 18 ans qui se faisait voler son sac à main par un homme qui se précipitait à l’arrière d’un scooter.
L’arracheur et son complice à scooter pour la fuite !
Un mode opératoire des plus classique. Mardi, à 20h30, une jeune femme de 35 ans qui se dirigeait vers le métro des Chartreux (4e) en était victime. Un violent coup lui faisait lâcher son portable.
PHILIPPE PUJOL
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