 Hier matin, une partie des grévistes dans le local syndical de la TaM. REDOUANE ANFOUSSI TaM. Ni tram, ni bus hier dans les rues de Montpellier après une agression lundi soir Bd de Strasbourg.
Trois agressions en trois semaines. D’abord une passagère du tram qui s’en prend à une conductrice parce qu’elle avait dû freiner en urgence. Ensuite un conducteur de bus frappé par un homme qu’il voulait faire payer. Et puis lundi, le coup de poing d’un automobiliste à un conducteur de la ligne 12 fait déborder le vase. A 17h20, Bd de Strasbourg, près du cimetière protestant, racontent les traminots, un automobiliste fait une queue de poisson à un bus. Celui-ci ne peut éviter la collision. L’automobiliste sort et frappe le conducteur par la vitre. Un autre bus suit, son conducteur rejoint son collègue. La police appelée deux fois ne viendra pas. Par contre des agents de l’assistance de TaM rejoindront les protagonistes. Et tous amèneront le conducteur… au commissariat.
Le lendemain à 4h30, l’heure du premier tram, les traminots assistés des syndicalistes CGT, décident d’un arrêt de travail immédiat. Il sera suivi à 98%. FO rejoindra l’appel un peu plus tard.
Un tel incident en temps normal n’aurait pas suscité une grève immédiate. « Nous sommes les oubliés de la République, explique Bernard Gotis (CGT). C’est le règne de l’hypocrisie. Tout le monde demande une police des transports, mais la TaM ne met pas les moyens et l’agglo n’y met pas le poids. Quant au gouvernement, il ne veut rien entendre. Alors on fait grève et les usagers rouspètent d’autant qu’ils sont sérieusement concernés par les agressions qui augmentent aussi envers eux ».
C’est que les conducteurs ont pu mesurer la différence de climat pendant les périodes où la police pouvait se rendre disponible. « Aujourd’hui, ils nous disent qu’ils sont en sous-effectifs », déplore Olivier Carnet, membre du CHSCT. C’est pourquoi les salariés demandent à nouveau une police des transports stable. « Et pas n’importe laquelle. Il y a des villes de la taille de Montpellier où il y a des locaux communs entre la police et les transports, où on échange des infos sur les difficultés ». « Ce que nous demandons, c’est une police qui ne soit pas là en répression, même s’il en faut, mais en prévention », insiste Bernard Gotis.
A.M.
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