 Richie Havens, un pan de l'histoire de la musique afro-amériacaine (Photo JM Lubrano) Folk / jazz / soul / world… Deux légendes en tête d’affiche, des révélations et des valeurs sûres : la 17e édition commence fort.
On n’est pas sérieux quand on a 17 ans… D’ ailleurs cette année, Rimbaud sera de la partie. Mais celui de Montpellier, hein, pas celui de Charleville… (le 28, en compagnie d’Alain Bashung). Bon, de toute façon, la Fiesta vous promet tout le contraire d’une saison en enfer : comme il est dit en page 2, ce serait plutôt l’été en octobre.
La Woodstock option
Car cette année, la programmation semble s’être recentrée, partant un peu moins dans tous les sens (bon, la clôture techno de la Dragon Bal, ça reste assez obscur…). Et pour ce week-end ? Ben vous aurez quand même deux énormes têtes d’affiche, Richie Havens et Herbie Hancock, deux monuments figurant à l’aise au panthéon de l’histoire de la musique noire américaine. Le premier y est rentré via sa prestation à Woodstock, clôturant seul avec sa guitare trois heures de concert. La chanson s’appelait Freedom et rimait ce jour là avec frisson. 40 ans plus tard, le bonhomme est toujours là, sa guitare aussi : protest song un jour, protest song toujours.
Le second, c’est une autre histoire. Référence incontestable en matière de jazz, de soul et de production en général, dans la lignée d’un Quincy Jones, Herbie Hancock a tâté de tout, même de la musique d’ascenseur (et pour décoller, y’a mieux, franchement). Mais vu les références des musiciens qui l’accompagneront sur scène (les membres de son quintet ont notamment collaboré avec Thelonious Monk, Mile Davis, Stevie Wonder, excusez du peu), il y a de fortes chances pour que le groove soit au rendez-vous.
Fanfare funk, calypso et griot électrique
Voilà pour les stars outre-Atlantique. Mais la Fiesta c’est aussi et avant tout l’ouverture à la world music. D’où la présence de musiciens comme Ba Cissoko qui, en amplifiant sa Cora, donne au répertoire traditionnel guinéen des accents inédits. Pour Omara Portuondo, l’orthodoxie reprendra ses droits : la chanteuse du Buena Vista Social Club, qui joue aujourd’hui en solo, devrait respecter les canons de la musique cubaine ; attention, ça va être caliente ! Autre dame, autre culture et même topo : Calyspo Rose fait du… Calypso : caliente itou… Et puisqu’il est dit que même lorsque ce sont des français qui s’y collent, ça doit groover tout pareil, ce sont Ceux Qui Marchent Debout qui auront pour mission de faire onduler vos hanches ; trop fastoche pour « le meilleur groupe de funk français ».
Quant aux révélations Nneka et Tumi and the Volume (LE concert à ne pas rater !), le focus ci-contre devrait vous aider à y voir plus clair. L’été en octobre, on vous dit. Et ça n’est que le week-end d’ouverture…
Reno Vatain
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