 Bashung, la grande classe, tout simplement. Photo: Marie-Laure Thomas Chanson. A part. Bashung reste à part. Pas d’étiquette, plus d’école, des territoires inédits. Et cette voix… C’était hier soir à la Fiesta. Et c’était beau.
« Le souffle coupé, la gorge irritée, je m’époumonais… », deuxième rappel, une guitare, une voix. Sa voix. Intouchable, ample, impeccable, chaude et touchante. Et derrière, cette litanie d’ « I love you » qu’on devine chantés avec le sourire… et ça ressemble à quoi un sourire de Bashung, après 1h45 de concert, un cancer du poumon au compteur, un set impeccable de plus et devant soi, un public conquis ? Mystère. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne les a pas choisis au hasard, ces mots ; pas son habitude.
Public rêve
D’ailleurs, son set non plus n’est pas né de la dernière pluie. Ouverture avec Lego, histoire de mettre dans l’ambiance. Et déjà, ce violoncelle qui change tout, grimpant au-dessus des traditionnels mais pas fades guitare-basse-batterie ; et tant qu’on est dans le cliché, restons y : les musiciens de Bashung sont très bons. Au-delà de l’habituel « ils assurent ». Car au service de. De quoi ? De cet univers si singulier que le bonhomme a su bâtir, année après année. D’où forcément, un répertoire : Malaxe, Madame rêve, Venus, Osez Joséphine, lancé après trois mesures du Blowin in the wind de Dylan (ressemblance de voix troublante), arrivant lui-même après cette chanson de Macadam Cowboy, qui « après toutes ces années (le) turlupine encore ». Et encore Vertiges de l’amour, la preuve « qu’on peut faire toute une carrière sur un seul accord », Je tuerai la pianiste, La nuit je mens –le premier pas envoûté a un gage-, jusqu’au plus tranquille J’passe pour une caravane…
Et voilà, c’est fini. Deux rappels dont le second suscité, introduit par un « ça fait du bien de vous entendre », lâché dans un sourire de sphynx. Et comme ça, tout le monde se quitte d’accord. Parce que, oui, ça fait du bien de vous entendre, Monsieur Bashung. Et pour longtemps encore.
RENO VATAIN
Suite et fin de la Fiesta ce vendredi 31 de 21h à 6h avec les 15 ans de Dragon bal : techno avec Technasia, Mauro Picotto, Anton Beyer / Joel Mull, Minilogue, Danton Eeprom, Dj Rolando, Vince / Damien Raud, Ahm Trick, Tonio / The Drive, Lenny Dee, Elisa do Brasil / Miss Trouble, The Producer, Micropoint. 20-35 euros. Dock des Suds, 12, rue UrbainV, Marseille 2e. Infos 04.91.99.00.00 et sur fiestadessuds.org
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Heart Beat
Ecrit par: Ange le 30-10-2008 11:19
C'était SUPER !
Merci Alain Bashung pour ce moment intense où les coeurs ont vibré à l'unison !
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