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Accueil arrow Culture arrow Festivals de l'été 04-02-2012, 19:32

Festivals...Marseille

Le jazz a son jardinLe jazz a son jardin
28-07-2011||
Le festival jazz des Cinq continents s’est terminé mardi aprè...
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T’as entendu ça, Léo ?T’as entendu ça, Léo ?
27-07-2011||
Le duo de la chanteuse coréenne You Sun Nah bouleverse le public du fest...
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 Une édition avec beaucoup de « oh » et pas de « bah » Une édition avec beaucoup de « oh » et pas de « bah »
26-07-2011||
On imagine fort bien Bernard Souroque, chapeauté pointu avec toge d&rsquo...
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Dernière nuit d’ivresseDernière nuit d’ivresse
26-07-2011||
Mercredi le parc Longchamp retrouvera sa quiétude. Mardi soir, Chick Cor...
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Vidéo: 5 minutes ou presque en apparté avec David Krakaeur Vidéo: 5 minutes ou presque en apparté avec David Krakaeur
25-07-2011||
"Au saut" de scène, après un concert exceptionnel, David...
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 Le tour du jazz, de sommet en sommet Le tour du jazz, de sommet en sommet
25-07-2011||
C’est avec les mots d’un suiveur du tour de France qu’il est p...
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« Le festival est devenu un rendez-vous »« Le festival est devenu un rendez-vous »
25-07-2011||
Bernard Souroque, le directeur artistique du rendez-vous estival du parc Longch...
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VIDEO: Trois minutes ou presque pendant les balances de David KrakauerVIDEO: Trois minutes ou presque pendant les balances de David Krakauer
22-07-2011||
Vendredi soir, le clarinettiste klezmer David Krakauer et son groupe des Klezmer...
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Festivals...Aix

Le partenariat se poursuitLe partenariat se poursuit
25-07-2011||
L’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée fait son retour a...
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 « Regarde, de tous tes yeux regarde ! » « Regarde, de tous tes yeux regarde ! »
07-07-2011||
Création mondiale et commande du Festival d'Aix-en-Provence, « Than...
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Dépasser les clichésDépasser les clichés
06-07-2011||
AIX-EN-PROVENCE. La première « Traviata » européenne d...
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Paroles d’un sageParoles d’un sage
05-07-2011||
A la tête du London Symphony Orchestra, Sir Colin Davis dirige « La ...
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Opéra vivantOpéra vivant
05-07-2011||
Commande du Festival d'Aix-en-Provence, « Thanks to my eyes » d&rsqu...
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Festivals...Avignon

« Ici, même les vieux sont jeunes ! »« Ici, même les vieux sont jeunes ! »
29-07-2011||
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28-07-2011||
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« Paul Claudel ?  J’ai dit non »« Paul Claudel ? J’ai dit non »
28-07-2011||
AVIGNON OFF : Grégori Baquet a éclairé les matins et les d&...
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Pas si absurde, Eugène !Pas si absurde, Eugène !
26-07-2011||
AVIGNON OFF : Paul Desveaux cisaille les idées reçues qui engluen...
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Le bûcher des vanités en Haute TechnologieLe bûcher des vanités en Haute Technologie
26-07-2011||
AVIGNON  IN : Cour d’honneur, Sang&Roses, la création de...
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Les flacons et l’ivresseLes flacons et l’ivresse
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Le nègre de MolièreLe nègre de Molière
22-07-2011||
Avignon OFF. Qui doit revendiquer la paternité d’une œuvre th...
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21-07-2011||
AVIGNON IN: Lycée Mistral. Avec Low pieces, entre nudité, obscuri...
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Art total sur un air de napalmArt total sur un air de napalm
20-07-2011||
Avignon In. Chartreuse. Le mix alliant vidéo, performance d’acteur ...
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Du 18 au 26 juillet, Marseille et le Palais Longchamp se mettent au rythme du jazz et des Cinq Continents. Patrick Casse, responsable du département musique à la médiathèque de l'Alcazar nous parle de l'événement et de ses bonus.

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Grand écart et grande classe  Grand écart et grande classe
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Festivals...Montpellier

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L'école du désir

07-07-2008

Toutes les mêmes...(photo Migué Mariotti)
Toutes les mêmes...(photo Migué Mariotti)
Aix en Provence. Soixante ans après “Così fan Tutte” se redécouvre toujours. Abbas Kiarostami ouvre l’espace pour une éducation sentimentale toute en finesse. Un spectacle réussi.

Così fan tutte (comprendre : toutes les mêmes) peut, selon le regard porté sur cette histoire absurde d’amants interchangeables, tomber du côté noir et grinçant de la farce misogyne. Abbas Kiarostami préfère privilégier le sous-titre : la scuola degli amanti, l’école des amoureux. Il ne s’agit plus d’un méchant pari topé sur le dos de deux péronnelles évaporées mais d’une éducation sentimentale, un rappel au principe de réalité comme remède à la folie des passions amoureuses.
    Don Alfonso se fait plus pédagogue réaliste que philosophe cynique. On sent le bonhomme davantage inquiet de protéger les deux imprudents sigisbées des excès du désir que de les conduire à une douloureuse désillusion.  En ceci, la soubrette Despina se place en vraie alter ego de Don Alfonso. Jeune femme malicieuse revenue de tout et des hommes, elle rappelle opportunément à ces demoiselles que : “Les hommes sortent tous du même moule… Ils n’aiment en nous que leur plaisir.” Il faut donc leur rendre la monnaie de leur pièce et les gouverner avec des “je veux et je peux.”


Kiarostami, le cinéaste


    Etrangère à son univers culturel, Abbas Kiarostami traite l’œuvre avec un respect infini, une réserve timide d’amant transi. Excellent directeur d’acteur, il n’impose aucune relecture. Chaque mot, chaque intention de da Ponte est parfaitement lisible. Si la première scène installe les chanteurs devant la projection d’une terrasse de café où les clients en costumes contemporains observent la scène du pari avec attention, le décor principal et les costumes de Chloe Obolensky nous introduisent dans une très classique villa italienne aux murs et colonnes ocre clair, réchauffée par les lumières chaudes et rasantes de Jean Kalman.
    Cinéaste, Kiarostami opte donc pour la projection vidéo sur le mur du fond. Une haute falaise avec de faux air du Cap Canaille. Une baie, la mer. Un bateau arrive de l’horizon. C’est la tartane qui emporte les amants à la guerre. Pas d’intentions symboliques ou redondantes. L’image offre une issue intelligente au huis clos du théâtre. Elle ouvre l’espace et permet une respiration vers l’infini. Le dispositif se referme au final présentant un orchestre avec, comme mis en abyme, son chef, qui d’ailleurs, sortira de l’écran pour venir saluer.
    Kiarostami, à l’instar de beaucoup de ses films a voulu un long plan séquence, sans solution de continuité, allant jusqu’aux changements à vue avec des techniciens en noir. Le metteur en scène l’a raconté : L’idée est le fruit du hasard. Lors d’une répétition, un rideau n’est pas tombé et Kiarostami a vu là l’occasion de ne pas briser l’unité de lieu et de temps. L’ensemble dégage une grande impression de douceur, de finesse et de drôlerie.


Les voix de l’Académie


    Aucune star sur le plateau mais des jeunes gens au métier déjà solide. Des voix souvent issues de l’Académie, et qui, bien qu’encore en devenir, n’en offrent pas moins une homogénéité d’ensemble du meilleur aloi. Remplaçant au pied levé Finnur Bjarnason souffrant, le slovaque Pavol Breslik enlève son Ferrando d’un ténor clair et musicien. Edwin Crosley-Mercer est un Guglielmo viril et chaleureux. Déjà entendu à Aix dans Don Gionnai en 1993 et Hercules d’Haendel, William Shimell, joue les Don Alfonso en vieux maître es-passion qui vit par procuration ce que l’âge lui interdit désormais. La Fiordiligi de Sofia Soloviy séduit avec l’air “Come scolglio” et Janja Vuletic  en Dorabella déploie un assez beau mezzo. Toutes deux  savent charmer en étourdies légères et inconséquentes. Judith van Wanroij, a fréquenté à Aix les masterclasses de Teresa Berganza. On se souvient de sa vis comica bien trempée, et d’un caractère vocal très affirmé. Elle ne déçoit pas en Despina au timbre piquant et malicieux. Là où elle aurait pu en faire des tonnes, elle joue au contraire en retenue. Une grande dame du chant est sans doute en train de naître. Tradition aixoise depuis la Berganza et la “Stich”.
    A la tête de la Camerata Salzburg Christophe Rousset est très attentif aux chanteurs. Il en oublierait presque l’orchestre. Hormis un flagrant déséquilibre du côté d’une timbale un peu trop présente, l’orchestre d’instruments anciens, évite la sécheresse baroqueuse et s’avère très  mozartien. Tempi réglés au rasoir et timbres aux couleurs. Un Così du soixantième anniversaire respectueux dans l’esprit et moderne dans la forme, réjouissant pour le regard et pour l’esprit.


Patrick De Maria


Così fan tutte.Mozart, ce soir,
et 8, 11, 13, 15, 17, 19 à 21h30, Théâtre de l’Archevêché.
04.42.17.34.34 /
www.festival-aix.com




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